Le livre raconte l’histoire d’une famille de paysans des Landes prise dans le tourment de la Grande Guerre. Le récit débute d’ailleurs le jour de la mobilisation, une belle journée de l’été 1914, et se termine le jour de l’armistice, une belle journée de novembre 1918. Entre-temps on suit le destin des membres de cette famille : Félicité, Jules et Flamme, la femme, le mari, le chien, et puis bien d’autres. Peu de personnages dans ce livre mais une vraie profondeur et des personnages que l’on sent choisis pour évoquer toutes les figures et toutes les réalités de cette guerre.
Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est la façon dont l’auteur arrive à nous faire partager le moindre sentiment. Dès la première page j’a
i été bouleversée par la justesse des mots employés pour décrire l’ironie d’un jour de mobilisation. On entre dans ce livre avec tout ce que l’on nous a raconté de la guerre, à l’école, dans les films, etc. Mais on en ressort en se disant : Mince alors, c’est comme ça que des milliers de gens ont vécu cette guerre !
J’ai parfois trouvé un peu long les descriptions des sentiments et des réflexions des personnages avant de m’apercevoir que ce livre était basé là-dessus et non pas sur les faits. On voit toute la réalité de la guerre à travers la pensée de ceux qui la vivent. En cela je déconseille ce livre à ceux qui préfèrent l’action et les grandes épopées de guerre. Ce livre est plutôt basé sur le décryptage de la psychologie des acteurs de cette guerre, animaux y compris à travers Prince le chien.
En conclusion, je trouve que ce livre offre une formidable réflexion sur la guerre, qu’il serait bon de faire lire à tous les enfants, petits et grands, pour garder en mémoire ce qu’est la réalité d’une guerre, et surtout son ironie.
Alice JOLIVET
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mardi 15 mai 2007
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