Affichage des articles dont le libellé est comédie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est comédie. Afficher tous les articles

jeudi 29 octobre 2009

Une comédie familiale de Isabelle Hausser

Rachel, narratrice « d'une comédie familiale », nous fait vivre les péripéties de sa famille jour après jour. Suite à la mutation de son mari Paul, diplomate de métier, devenu aujourd'hui homme d'affaires, le couple part s'installer à Bruxelles pour le meilleur, mais surtout pour le pire. En effet, leur fils François a décidé de les suivre et la maison qu’ils viennent d'acheter s'avère trop petite pour accueillir le reste de la tribu, notamment lorsque leurs deux filles, Claire et Louise, leur rendent visite. La tranquillité n’est pas à l’ordre du jour car le père et la tante très bordélique de Rachel demandent l’hospitalité pour une certaine période, sachant que cette dernière ne supporte pas le labrador très turbulent de son papa qui détruit tout sur son passage.
Cet ouvrage d'Isabelle Hausser est composé de cinq actes comme une pièce de théâtre. J’aime bien l'humour de ce roman qui ne se trouve pas dans l'écriture même comme dans certaines comédies par l’intermédiaire des dialogues, il se situe plutôt dans le contenu, dans les épisodes qui se défilent tout le long du livre concernant cette drôle de famille sous la narration de l'héroïne.
« Une comédie familiale » ne me semble pas être un roman très facile à comprendre, car l'auteur expose de manière abondante les états d’âme de Rachel parfois sous forme d’images qu’on ne saisit pas toujours au premier abord. En outre, femme angoissée à cause de ses cauchemars, elle a tendance à philosopher sur son monde lorsqu’elle ne dort pas. Par conséquent, toutes ces descriptions morales et intérieures me paraissent souvent un peu long. Même remarque pour les événements qui se produisent dans ce livre, il se passe énormément de choses qui donnent de l’intérêt à l’histoire, seulement les descriptions détaillées ralentissent cruellement l’action et peuvent finalement ennuyer le lecteur.
Cependant, les personnages sont vraiment sympathiques et attachants comme Rachel et tante Agathe, et bien d’autres encore que vous découvrirez par vous-même, notamment Denis et Thècle que j’apprécie particulièrement. Ils sont, soit drôles, soit sérieux, mais une chose est sûre, leurs comportements et attitudes nous amusent et compensent la lenteur des événements. C’est à titre personnel que je suis peu sensible à cet ouvrage, mais je reconnais volontiers qu’Isabelle Hausser est pourvue de très bonnes références littéraires.

Dai GRAMOLINI

jeudi 17 janvier 2008

Misérable Miranda de Isabel Wolff

J’ai découvert Isabel Wolff avec « les tribulations de Tiffany Trott » qui m’a énormément fait rire, « Misérable Miranda » est également une bonne comédie, mais l’humour y est plus modéré comparé au premier.
Psychologue comportementaliste pour animaux, Miranda Sweet s’épanouit dans son travail : animatrice d’une émission télévisée, des magasines spécialisés s’intéressent à elle,... Autant sa vie professionnelle a démarré plus que bien, autant sa vie sentimentale est une immense déception, jusqu’au jour où elle rencontre le photographe David White dans le cadre d’un article. Ce dernier ignore que son passé et celui de Miranda a été étroitement lié. Dans le même temps, l’héroïne va devoir affronter un lourd secret enfoui depuis seize ans qui refait surface. Gérer tous ces événements inattendus devient fort complexe émotionnellement. J’ai bien apprécié le caractère raisonnable, réservé et simple de Miranda. On s’identifie facilement à elle et on comprend ses peurs et ses appréhensions. On retrouve tout au long du roman la notion de trahison et de culpabilité. Par ailleurs, j’aime bien ce sentiment de solidarité féminine qu’on observe souvent dans les comédies (et aussi dans la réalité) : sa meilleure amie Daisy sait toujours se montrer disponible pour la soutenir et la réconforter. De plus, j’ai trouvé intéressant les conseils relatifs aux problèmes comportementaux des animaux de compagnie, car Isabel Wolff a du très certainement prendre la peine de se documenter. Cependant, lorsqu’on n’est pas spécialiste dans ce domaine, on se sent un peu perdu avec les différents noms de race de chiens dont l’auteure fait référence. Pour conclure, je cite cette phrase extrait du roman qui pourrait faire réfléchir et qui résume l’atmosphère de l’histoire : « L’action rare est dans le pardon, et non dans la vengeance ».
Dai BUI

Publicité