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vendredi 20 février 2009

La courte lettre pour un long adieu de Peter Handke

Fin avril, le narrateur descend à son hôtel de Providence, ville située près de Boston aux Etats-Unis. Là on lui remit avec la clé de sa chambre une lettre de Judith, sa femme. Cette dernière qui se trouve à New York veut rompre. Du coup notre narrateur commence un long chemin d’Est en Ouest sur le continent américain à la recherche de sa femme. Ce périple va l’emmener, entre autre, à Phoenixville pour voir Claire une ancienne amie. Puis à Saint-Louis, chez des amis de Claire. Chemin faisant il décide d’aller voir son frère qui réside dans l’Oregon et tout cela bien entendu en suivant à distance sa femme. Mais qu’adviendra t-il lors des retrouvailles avec Judith à TwinRocks ? J’ai trouvé ce roman désolant et même très ennuyeux à lire. On se perd dans cette histoire sans saveur particulière plutôt bancale à mon goût. De plus les personnages ne sont guère « attractifs » et ont des caractères sans relief voire fade. Le seul point un peu positif sont les rares descriptions des paysages que nous fait découvrir le narrateur en parcourant les Etats-Unis d’Amérique . En résumé un livre qu’il m’a été pénible de lire (et même de finir) car vraiment trop banal et sans grand intêret. Edouard Rodriguez

mardi 9 octobre 2007

L'angoisse du gardien de but au moment du penalty de Peter Handke

Par une belle journée d’octobre, Bloch, monteur et ancien gardien de but de football est congédié. Du moins c’est ainsi qu’il interprète le regard de son contremaître en arrivant ce matin là à son travail. Par conséquent il va louer une chambre dans un hôtel et vagabonder durant la journée. Et puis, un dimanche soir, il suit Gerta T., la caissière du cinéma dans lequel il va habituellement. Cette dernière l’invite chez elle et au petit matin, après avoir passer la nuit ensemble, Bloch l’étrangle sans raison apparente sous le coup d’une pulsion.
De fait, Bloch part pour la campagne près de la frontière. Ce voyage l’entraînera vers des rencontres suivies de différentes réflexions sur l’existence, les objets, les gestes et attitudes de la vie quotidienne… J’ai été assez déçu par ce roman de Handke, - que je lisais pour la première fois - je l’ai trouvé sans saveur particulière et même…ennuyeux. Le personnage « délire » à propos de ce qui l’entoure, et donne une signification à tout et tous, qui ne me semble pas forcément cohérente. En résumé, il ne ferait pas bon habiter dans la tête de Bloch tellement cela est désordonné. D’un autre côté on y découvre, la vie à la campagne d’après-guerre en Allemagne ou en Autriche car à aucun instant il nous est possible de situer précisément le lieu du roman. Ce livre est écrit, par contre, avec des mots simples, peut se lire d’un trait (150 pages) et est composé d’un seul et unique chapitre.
Edouard RODRIGUEZ

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