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jeudi 8 novembre 2007

Gandhi et la non violence de Suzanne Lassier

Quand on évoque Gandhi, on pense à l'Inde, à la non violence, à un homme politique ayant joué un rôle déterminant dans l'indépendance de l'Inde. Mais que sait-on d'autre? Dans ce livre très bien documenté de Suzanne Lassier, on peut approfondir nos connaissances sur le parcours de cet homme, mais aussi sur les principes de l'action non violente.
On pourra me dire ce que l'on veut mais entre des connaissances superficielles données, ici par la télévision, ici par des cours d'histoire de lycée, je préfère de beaucoup l'approfondissement d'un bon livre pour pouvoir me faire ma propre idée sur un homme. Encore plus sur un homme qui influence encore aujourd'hui tant d'hommes et de femmes. A cela j'ajouterais que des livres d'auteurs différents donnent aussi du recul sur une unique lecture sur le sujet. Sur ce point, je conseille le livre « L'Inde où j'ai vécu » d'Alexandra David Neel pour compléter cette lecture. Sans laisser de côté les échecs et les doutes du grand homme, et en nous donnant également une très bonne idée du contexte (histoire de l'inde, système de pensée indien) dans lequel son action s'est déroulée, ce livre permet de bien appréhender la vie et l'oeuvre de Gandhi. Cette remise en contexte et l'analyse fine de l'action non violente (à laquelle tout une partie du livre est consacrée), sont, de mon point de vue, les deux points forts de cet ouvrage. Ce que je retiens aussi de cette lecture, c'est que Gandhi et ses idées étaient loin de faire l'unanimité à l'époque. Et qu'encore aujourd'hui, l'analyse des décisions de l'homme reste très difficile à faire. Ce qui me frappe notamment, c'est qu'on trouve difficile de définir son action et son ambition : était-ce celle d'un homme politique uniquement? ou d'un chef spirituel dont la croyance imposait une action politique? La pensée d'un seul homme recèle donc encore bien des mystères pour les autres....
Alice JOLIVET

jeudi 14 juin 2007

Dix grandes notions de sociologie de Jean Cazeneuve

Dans cet ouvrage, Jean Cazeneuve nous explique ce qu’est une société et quel est son fonctionnement. Il faut distinguer les sociétés de type organisation sociale de celles du type instrumental ; le premier type correspondant à une réunion de gens ayant un but commun de création (principalement de richesse) le second quant à lui n’a qu’un but de partage. Une entreprise est classée dans le premier type, une famille appartient au second. Il est important de retenir que quelque soit le type, toutes sociétés donnent lieu à une civilisation – les progrès industriels et le développement des moyens permettront aux sociétés de type social de muter donnant une civilisation d’élevage, puis une civilisation de l’industrie… une civilisation de l’information – dans le cas de sociétés de type instrumental nous passerons d’une civilisation de nomades à une civilisation monoparentale développée. Au sein d’une même société la connaissance se partage, puis ensuite se diffuse dans les sociétés d’un même type. Les problèmes se trouvent au croisement de connaissance des deux types. Il y a solution si la connaissance revêt le même caractère ou fait partie du même domaine. Les sociétés évoluent ensuite selon deux théories : l’archaïsme ou l’évolutionnisme. L’archaïsme est la théorie selon laquelle les sociétés naissent et meurent pour donner place à une autre, il n’y a pas d’évolution. La civilisation de l’élevage est morte pour donner place à celle de l’industrie. Ce qui est intéressant dans la théorie de l’évolutionnisme, c’est qu’il y aura deux civilisations de l’industrie celle qui est née spontanément et celle qui sera la mutation de la civilisation de l’élevage. Il est à noter de plus que la civilisation de l’élevage perdure en tant que telle. En conclusion : l’archaïsme est une notion ne pouvant demeurer que pour une analyse micro-économique (aspect réducteur) en macro économie (mondiale et aspect plus global) seul l’évolutionnisme trouve son plein sens. De par l’évolution, il se crée donc des civilisations qui perdurent et donc couche par couche nous pouvons retrouver les traces de chacune d’entres elles (numérotation à partie de zéro – zéro étant une société avec un individu nomade de type homo sapiens …etc.… une société multinationale de type Microsoft se trouve dans les 20 de l’échelle de strates). En combinant société/type/civilisation et strate nous obtenons une classification précise tenant compte du niveau d’évolution de la dite société et de sa combinaison. En dehors de l’évolution, tout est soit échange, création ou partage au sein d’une société – échange (c’est la vente qui est le meilleur exemple) – création (industrie, naissance d’un enfant) – partage (répartition du capital, repas de famille). Bien sûr, il est impossible de cantonner une société en son seul sein. Il y a des interconnexions entres les sociétés de même type puis entres les deux types. On dit alors qu’il y a mobilité des intérêts. De part la stratification, il n’existe qu’une mobilité verticale - deux mouvements car deux sens : en montant (bénéfice du progrès, de l’évolution au de l’augmentation) en descendant (réduction d’effectif, décès ou régression).L’ordre normal est vers le haut, une anomalie est le cas de vers le bas. Une catastrophe = mobilité descendante avec croisement de connaissance de sociétés des 2 types ! Il n’existe alors pas de solution, car il n’y a pas de case prévue pour ranger cette catastrophe donc pas d’analyse et de remède connu (la méthode est alors empirique). L’avenir est aux strates de civilisations se superposant et donc en s’enrichissant l’une après l’autre. Philippe PRANDINI

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