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vendredi 22 janvier 2010

A la poursuite de Cacciato de Tim O'Brien


Le roman A la poursuite de Cacciato mêle deux récits. L’un très linéaire relate de façon chronologique la poursuite qui s’organise pour récupérer un déserteur. La guerre de Vietnam fait rage. L’autre récit, plus tortueux, plus sombre, raconte divers moments de cette guerre, la mort des camarades, les missions, l’arrivée des nouvelles recrues sur le théâtre des opérations où on leur annonce « Vous allez mourir »…
Les chapitres se succèdent alternant sans ordre apparent les deux récits. Pourtant un chapitre intitulé « Le poste d’observation » revient par dix fois tout le long du roman, il est comme une respiration, un rappel constant de l’architecture romanesque. Car assez rapidement le lecteur comprend ce dont il est question : Paul Berlin surnommé Spec Four est un jeune soldat, il est de garde dans une tour de guet dans un endroit où il n’y a rien à observer, au bord de la Mer de Chine méridionale. Il occupe son temps en se remémorant des évènements particulièrement douloureux de sa jeune vie de soldat, mais aussi parce que cela est trop douloureux, en inventant une histoire, l’histoire d’un soldat un peu idiot camarade de section qui a décidé de déserter et de se rendre à Paris. Mais en partant à sa recherche le groupe de poursuivants dont il fait parti déserte à son tour. Treize mille huit cent sept kilomètres seront parcourus en l’espace de quelques centaines de pages.
Le travail d’imagination complète le travail de mémoire pour mieux exprimer le sentiment de désarroi et de culpabilité des acteurs de cette guerre. Car la relation des évènements est insuffisante à dire la vérité. L’interaction entre la mémoire et l’imagination est seule apte à faire appréhender et à faire comprendre la complexité de la situation.
Grâce à ce procédé O’Brien réussit merveilleusement son pari. Ce n’est pas là un roman de guerre supplémentaire, c’est une œuvre riche et moderne qui s’achève là où elle a commencé.

Jacky GLOAGUEN

mercredi 2 juillet 2008

Le sabre et le diadème de Anne O'Brien

Enfin veuve, Lady Honoria Mansell, afin de préserver ses biens, se voit contrainte de se remarier avec Lord Francis Brampton, l'héritier que son mari à désigné pour lui succéder.
De son coté, Lord Francis Brampton, encore sous le choc de la perte de sa femme et de leur petite fille, n'apprécie pas, lui non plus, ces nouvelles dispositions. Mais un regard vers Honoria et le voilà fasciné, conquis par sa beauté. Elle est pale, tremblante on dirait une enfant...mais une trés belle enfant. Honoria qui a eu un mariage difficile, reste traumatisée par son époux. Francis reussira t-il a abattre sa résistance et a conquérir son coeur. Vont ils réussir leur union, car nous sommes au Pays de Galle, en 1643, en pleine guerre civile, et là tous les opposent, ils sont ennemis de part leur position politique. Francis est un partisan d'Oliver Cromwell, ennemi du roi Charles Stuart, Honoria est quand a elle, par sa naissance proche de la couronne.
Parviendront ils à sauver leur vies et leur amour ? l'auteur, Anne O'Brien est une spécialiste des romans historique, dans des époques tumultueuses, avec des personnages forts, passionnants et attachants, on se laisse trés facilement prendre au jeu de ce roman plein de charme, de rebondissements, on vit avec Honoria et Francis la traversée de ces temps mouvementés. On en ressort conquis ! Je recommande ce livre a toutes les passionnées d'amour et d'histoire.
Géraldine MARTINOT

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