Qui est l’homme au masque de fer ? Ce livre composé de deux parties tente d’y répondre en dévoilant la célèbre et mythique intrigue de ce mystérieux personnage.
La première partie du livre concerne le récit du masque de fer issu du grand roman Le vicomte de Bragelonne d’Alexandre Dumas. Afin de ne restituer que l’essentiel de l’histoire, ce récit est composé de passages romancés tirés à différents endroits du roman et de petits résumés de l’action non restituée, coordonnant le tout. Ce récit développe une hypothèse sur l’identité de ce prisonnier masqué : d’après Alexandre Dumas, il serait le frère jumeau de Louis XIV, hypothèse notamment reprise par le film de Randall Wallace l’homme au masque de fer.
La seconde partie du livre est un dossier explicatif proposant un certain nombre de points historiques abordés dans le roman (comme la Bastille, la fronde, Louis XIV …) qui replace le cadre historique de l’action. On peut y trouver aussi une biographie développée d’Alexandre Dumas ainsi qu’une explication de son œuvre donnant toutes les informations sur l’homme masqué. Enfin, une interview du réalisateur et du metteur en scène du film déjà cité et des références bibliographiques et filmographiques clôturent le livre.
Je trouve ce livre très complet dans la mesure où il propose un parcours historique et nous soumet les différentes hypothèses concernant l’identité de l’homme au masque de fer en plus du récit d’Alexandre Dumas. Il ne relate que l’essentiel et ne s’encombre pas de faits ou de descriptions inutiles ; Il est à la fois un roman et un documentaire, entre l’imagination de l’auteur et la réalité historique, la fiction et l’histoire réelle. J’ai trouvé dans ce livre des réponses et des explications claires qui m’ont permis de mieux comprendre cette histoire et ce personnage. Je le conseille donc à tous ceux qui veulent se plonger dans les profondeurs intrigantes du XVII ° siècle et découvrir une des plus grandes énigmes de cette époque.
Gaëlle GITTON
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jeudi 10 juillet 2008
vendredi 20 juin 2008
Le roman de monsieur de Molière de Mikhaïl Boulgakov
C'est le 13 Janvier 1622 à Paris que nait Jean-Baptiste Poquelin. Fils d'un tapissier du roi, il est censé succéder à son père. Mais, après des études au collège de Clermont et avoir envisagé un temps de devenir magistrat, il décide finalement de se consacrer à sa passion : le théâtre !
Fanny LOMBARD
vendredi 17 août 2007
Le roman de Rabelais de Michel Ragon
Nous sommes au milieu du XVIème siècle. François Ier, le prince des humanistes, est mort ainsi que sa sœur, Marguerite de Navarre, la protectrice des esprits libres. Henri II est le nouveau roi de France, la chasse aux « impies » est ouverte.
Dans une masure, prés du château de Saint-Maur où vit son ami et protecteur, Jean Du Bellay, diplomate lors du règne précédent, François Rabelais soigne les indigents, étudie et raconte ses jeunes années à un disciple, Gilles, un moinillon venu de Picardie.
Pourquoi n’écrit-il pas une suite aux aventures de Pantagruel comme le poussent ses amis, Jean Du Bellay, Philibert de l’Orme
(architecte, on lui doit notamment le château de Diane de Poitiers à Anet). Mais l’anathème porté à l’encontre de ses livres par la Sorbonne, les bûchers qui embrasent la France, l’intolérance qu’elle soit papiste ou huguenote, le bâillonnent.
Et les joueurs de mots ne sont plus en odeur de sainteté. C’est le temps des amis des Guise, le temps des Ronsard, qu’il hait, de ceux qui émasculent la langue française, la langue populaire, si riche, au nom du beau langage.
Non seulement Michel Ragon nous conte la vie de Rabelais mais il lui donne aussi la parole. Ainsi, nous l’entendons ridiculiser les idées reçues en matière de santé, se gausser des syllogismes des lettrés, faire la satire de Rome et de ses papes infâmes et rire, rire encore pour combattre la peur en ce siècle où les Clément Marot, les Etienne Dolet, les évangélistes (partisans d’un retour à la simplicité de l’Evangile), comme Rabelais ou Erasme, ont été suppliciés.
J’ai apprécié que l’auteur ne nous livre pas une biographie linéaire (de la naissance à la mort) mais qu’il fasse progresser son histoire à partir d’un moment clé dans l’existence de Rabelais tout en utilisant la technique du « flash-back » pour nous raconter quelques épisodes du passé. Ce livre lu, je me suis précipitée chez mon libraire favori pour acheter les œuvres complètes de Rabelais tant Michel Ragon m’a mit l’eau à la bouche. Il m’a donné envie de découvrir le 16ème siècle en compagnie de Pantagruel et Gargantua.
Laurence TESTU
(architecte, on lui doit notamment le château de Diane de Poitiers à Anet). Mais l’anathème porté à l’encontre de ses livres par la Sorbonne, les bûchers qui embrasent la France, l’intolérance qu’elle soit papiste ou huguenote, le bâillonnent.
Et les joueurs de mots ne sont plus en odeur de sainteté. C’est le temps des amis des Guise, le temps des Ronsard, qu’il hait, de ceux qui émasculent la langue française, la langue populaire, si riche, au nom du beau langage.
Non seulement Michel Ragon nous conte la vie de Rabelais mais il lui donne aussi la parole. Ainsi, nous l’entendons ridiculiser les idées reçues en matière de santé, se gausser des syllogismes des lettrés, faire la satire de Rome et de ses papes infâmes et rire, rire encore pour combattre la peur en ce siècle où les Clément Marot, les Etienne Dolet, les évangélistes (partisans d’un retour à la simplicité de l’Evangile), comme Rabelais ou Erasme, ont été suppliciés.
J’ai apprécié que l’auteur ne nous livre pas une biographie linéaire (de la naissance à la mort) mais qu’il fasse progresser son histoire à partir d’un moment clé dans l’existence de Rabelais tout en utilisant la technique du « flash-back » pour nous raconter quelques épisodes du passé. Ce livre lu, je me suis précipitée chez mon libraire favori pour acheter les œuvres complètes de Rabelais tant Michel Ragon m’a mit l’eau à la bouche. Il m’a donné envie de découvrir le 16ème siècle en compagnie de Pantagruel et Gargantua.
Laurence TESTU
lundi 18 juin 2007
Comme un roman de Daniel Pennac
« Comme un roman » peut être classé dans la catégorie essai quoique …. Le centre du livre n’est pas le roman mais les différents rapports que nous entretenons avec la lecture au cours de notre vie. C’est une aventure à trois le lecteur, le livre et la société. A la magie de la lecture faite par nos parents se succède la fierté de lire tout seul comme "un grand"… puis ce plaisir s’estompe car la lecture devient une obligation une contrainte, un devoir (au propre comme au figuré). On ne lit plus pour s’évader, on choisit plus librement son livre mais
on DOIT lire le livre choisi par d’autres (les profs) en un temps limité… c’est le passage de la lecture galère …Puis on devient adulte, parents et on commet les mêmes erreurs, en imposant la lecture et non en invitant à la lecture. En résumé, chaque chapitre est une petite aventure entre un lecteur et un livre … son livre
Cet ouvrage de Daniel Pennac est inclassable, certains le trouveront rébarbatif, donneur de leçon. Personnellement je l’ai trouvé passionnant, envoûtant et tellement vrai. On se retrouve dans chacune des étapes décrites par Daniel Pennac. Et même si le constat est un peu facile, et la critique de l’enseignement du français un peu sévère, ce livre n’en demeure pas moins merveilleux.
Même si on retrouve le style de Daniel Pennac, la richesse de son vocabulaire la précision des descriptions, les fans de Monsieur Malaussène seront certainement déroutés mais la surprise n’est-elle pas le plus beau cadeau de la lecture.
L’un des intérêts de « Comme un roman » est que l’on peut le relire plusieurs fois et à chaque fois on le redécouvre. J’ai d’autre part été particulièrement séduite par les citations d’auteurs, qui le parsèment, et qui sont autant d’illustrations de la complexité du rapport entre le lecteur et le livre. J’ai dévoré ce texte qui pourra redonner à certains le goût de la lecture et aux autres, les passionnés, des idées. Personnellement, j’ai envie de lire presque tous les ouvrages cités, certains connus et d’autres inconnus, de découvrir donc de nouveaux horizons pour des heures d’évasion littéraires. Finalement « Comme un roman » est à classer dans la catégorie LIVRE DE CHEVET.
Yvonne BANDASSI
on DOIT lire le livre choisi par d’autres (les profs) en un temps limité… c’est le passage de la lecture galère …Puis on devient adulte, parents et on commet les mêmes erreurs, en imposant la lecture et non en invitant à la lecture. En résumé, chaque chapitre est une petite aventure entre un lecteur et un livre … son livre
Cet ouvrage de Daniel Pennac est inclassable, certains le trouveront rébarbatif, donneur de leçon. Personnellement je l’ai trouvé passionnant, envoûtant et tellement vrai. On se retrouve dans chacune des étapes décrites par Daniel Pennac. Et même si le constat est un peu facile, et la critique de l’enseignement du français un peu sévère, ce livre n’en demeure pas moins merveilleux.
Même si on retrouve le style de Daniel Pennac, la richesse de son vocabulaire la précision des descriptions, les fans de Monsieur Malaussène seront certainement déroutés mais la surprise n’est-elle pas le plus beau cadeau de la lecture.
L’un des intérêts de « Comme un roman » est que l’on peut le relire plusieurs fois et à chaque fois on le redécouvre. J’ai d’autre part été particulièrement séduite par les citations d’auteurs, qui le parsèment, et qui sont autant d’illustrations de la complexité du rapport entre le lecteur et le livre. J’ai dévoré ce texte qui pourra redonner à certains le goût de la lecture et aux autres, les passionnés, des idées. Personnellement, j’ai envie de lire presque tous les ouvrages cités, certains connus et d’autres inconnus, de découvrir donc de nouveaux horizons pour des heures d’évasion littéraires. Finalement « Comme un roman » est à classer dans la catégorie LIVRE DE CHEVET.
Yvonne BANDASSI
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