Joigneau, le facteur de Maupeyrou petit village d’une centaine d’habitants, part prendre le courrier qui arrive par le train de 55 et commence sa tournée à 8heures.
Dès lors nous faisons connaissance avec les habitants du bourg, leurs soucis, leurs habitudes et leurs combines que Joigneau connaît bien.
Notre facteur possédant déjà un bon bagou aime en plus sentir, renifler et même si nécessaire passer les lettres à la vapeur et ainsi être au courant de tout.
Comme cela, de fil en aiguille, Joigneau fait et défait des intrigues.
Les Belges cherchent une personne pour les aider dans leur vieillesse et bien Joigneau envoie Mauriçotte. Les Bosse et les Querolles, veulent prendre en viager la mère Daigne. Notre facteur y mettra son grain de sel.
Et ainsi de suite avec les Ennberg, les Vernes… Bien entendu cela dans le but dans tirer un bénéfice.
J’ai apprécié cette lecture qui est finalement une chronique ordinaire, d’un jour ordinaire dans un village ordinaire de France pendant l’entre-deux-guerres.
La construction du livre fait penser à une multitude de tableaux qui se succèdent rapidement. Nous passons de la gare, à l’école, au bar-tabac, à l’épicerie, à la boulangerie et ainsi de suite.
Nous survolons la vie des personnages où l’auteur met surtout en valeur l’ambition personnelle ou plutôt l’égoïsme de chacun pour essayer d’avoir plus que son voisin.
D’autres descriptions du livre m’ont plu. L’organisation de la vie politique du village les gens de gauche au bar-tabac des Bosse et les gens de droite chez Mr Ferdinand le coiffeur, la présence de pensionnés de guerre, de veuves de guerre.
La vision de Mr des Navières sur l’argent et le rôle de l’Etat est intéressante et d’actualité.
Pour finir Roger Martin Du Gard nous montre que déjà les jeunes veulent quitter la campagne pour les grandes villes.
Un reflet au vitriol de la campagne française des années 30, mais un reflet très authentique.
Edouard RODRIGUEZ
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mardi 2 juin 2009
jeudi 26 avril 2007
La vieille qui marchait dans la mer de San Antonio
Lady M., vieille dame riche, aime les belles choses et les plaisirs de la vie. Accompagnée par son fidèle Pompillius, aristocrate roumain, la vieille dame n'est pas aussi sénile qu'elle ne veut bien le montrer. Elle profite parfaitement de son corps décharné pour le mettre à son profit et oser ce qui n'est pas osable.
Lambert, plagiste quelconque va se voir entrainé par ce couple fascinant et mystérieux pour être finalement intégré à ce trio hors normes.
L'histoire parait, à première vue banale. Une vieille dame, un vieux monsieur, un jeune éphèbe. Mais le mélange des gens, des sentiments, le sexe, l'argent, les hautes sphères et les arnaques en font un roman détonnant. Il est impossible de raconter ce qui se déroule dans cette histoire sans en connaître les rouages. On est
pris dans cet engrenage de cette vieille femme qui compresse tout ce qu'elle touche, qui s'exprime tout le temps à Dieu dans des termes si crus qu'ils feraient rougir n'importe qui.
C'est ce mélange qui déroute, voire qui gêne ; Parler à Dieu de sexe avec un vocabulaire aussi grossier ; Ces variations d'amour entre la vieillesse, qui regrette la jeunesse passée et la jeunesse, pris d'un amour inexplicable, dérangeant, fanatisant pour cette vieille dame ; Les blessures de la vie de chacun qui, d'un seul coup, vous saute au visage, sans crier gare ; La jalousie des uns contre le bonheur des autres ; Et la vieillesse, toujours la vieillesse, cette multitude de souvenirs enfouis ; Ce jeu constant entre réalité et fiction : Sénilité ? Réalité ? Fiction volontaire ?
Les relations sont fortes, extrêmes, sans concession. Les personnages sont tout sauf caricaturaux. Tout est tellement hors norme qu'on n'arrive pas à savoir où Frédéric Dard nous emmène. Mais quelle chute !
On m'avait conseillé ce livre comme un roman fort. J'avoue avoir mis longtemps à rentrer dedans. Mais une fois refermé le livre. La claque !
Peut-être le soulagement d'avoir terminé ce livre si dérangeant. Ce mélange de religion avec toutes les bassesses du monde. Ces amours impossibles.
Tout un ensemble cru qui parait si brut et pourtant tellement travaillé. Détonnant.
Une fois de plus, on aime ou pas San-Antonio. Il est incontestable que c'était un très Grand Monsieur de la littérature.
Je ne peux pas dire que j'ai adoré. Je n'en sors toutefois pas indemne.
Bejamin DUQUENNE
pris dans cet engrenage de cette vieille femme qui compresse tout ce qu'elle touche, qui s'exprime tout le temps à Dieu dans des termes si crus qu'ils feraient rougir n'importe qui.
C'est ce mélange qui déroute, voire qui gêne ; Parler à Dieu de sexe avec un vocabulaire aussi grossier ; Ces variations d'amour entre la vieillesse, qui regrette la jeunesse passée et la jeunesse, pris d'un amour inexplicable, dérangeant, fanatisant pour cette vieille dame ; Les blessures de la vie de chacun qui, d'un seul coup, vous saute au visage, sans crier gare ; La jalousie des uns contre le bonheur des autres ; Et la vieillesse, toujours la vieillesse, cette multitude de souvenirs enfouis ; Ce jeu constant entre réalité et fiction : Sénilité ? Réalité ? Fiction volontaire ?
Les relations sont fortes, extrêmes, sans concession. Les personnages sont tout sauf caricaturaux. Tout est tellement hors norme qu'on n'arrive pas à savoir où Frédéric Dard nous emmène. Mais quelle chute !
On m'avait conseillé ce livre comme un roman fort. J'avoue avoir mis longtemps à rentrer dedans. Mais une fois refermé le livre. La claque !
Peut-être le soulagement d'avoir terminé ce livre si dérangeant. Ce mélange de religion avec toutes les bassesses du monde. Ces amours impossibles.
Tout un ensemble cru qui parait si brut et pourtant tellement travaillé. Détonnant.
Une fois de plus, on aime ou pas San-Antonio. Il est incontestable que c'était un très Grand Monsieur de la littérature.
Je ne peux pas dire que j'ai adoré. Je n'en sors toutefois pas indemne.
Bejamin DUQUENNE
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