mardi 14 août 2007

La ligne noire de Jean-Christophe Grangé

Au fin fond de la Malaisie, un ancien champion d’apnée, Jacques Reverdi est arrêté pour avoir sauvagement assassiné à coup de couteau une jeune fille. Or quelques années auparavant il avait été mis en cause par la justice cambodgienne pour des faits similaires mais avait été relaxé faute de preuve. Il n’en faut pas plus pour qu’un journaliste français, Marc Dupeyrat, soit persuadé d’avoir affaire à un tueur en série. Il commence alors son enquête d’abord à distance puis sur les lieux mêmes, utilisant pour entrer en contact avec Jacques Reverdi un subterfuge qui à la longue va se révéler terriblement dangereux non seulement pour lui mais aussi pour une belle jeune fille. Après avoir lu avec grand délice Le concile de pierre et L’empire des loups, je me faisais une joie de découvrir le nouveau thriller de Jean-Christophe Grangé. Mais il m’a bien vite fallu me rendre à l’évidence : ce roman n’était vraiment pas à la hauteur de mes espérances…Quelle déception ! Pas vraiment au niveau de l’histoire en elle-même, bien que quelquefois j’ai trouvé certaines scènes ou paroles pas très crédibles, voire invraisemblables. C’est plutôt dans l’écriture qu’il y a une certaine faiblesse. Non dans le style qui est plutôt agréable mais plus dans le rythme de narration. En effet, plusieurs fois, au fil des pages, je me suis surprise à trouver le temps long, ce qui est un comble quand on lit un thriller…et puis j’ai très vite deviné ce qui allait se passer… Même la violence dans les mots, dans les descriptions de scènes de meurtres ne m’a pas paru crédible parce que trop stéréotypée, trop excessive. La personnalité très tourmentée des protagonistes, qui cachent des blessures d’enfance, crée un climat malsain, ainsi que la fascination à la limite de l’admiration du journaliste pour le tueur. A cet égard, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec Hannibal Lecter de Thomas Harris (le silence des agneaux) ce qui laisse un sentiment de déjà vu… Pourtant la démarche était intéressante, comprendre les motivations d’un tueur en série et ce qui a bien pu le pousser à en arriver là, mais j’ai trouvé que l’aspect psychologique des personnages prenait trop le pas sur l’action et se faisait donc au détriment du suspense. En fait ce n’est qu’au bout de 500 pages (le livre en compte environ 600) que l’on commence à être passionné par la lecture, même si la fin est comme le reste prévisible. En tout cas, à mon avis ce n’est pas la meilleure production de l’auteur. Ce livre devant faire partie d’une trilogie consacrée au mal et à ses origines, espérons que les prochains romans seront meilleurs. Je ne voudrais toutefois pas décourager les lecteurs, peut-être suis-je un peu sévère dans mon commentaire, ayant beaucoup lu de thrillers dignes de ce nom… Nicole VOUGNY

2 commentaires:

Marie Levéziel a dit…

Pour moi, la Ligne Noire est un de meilleurs romans de Jean Christophe Grangé. Il est aussi à mon goût le plus noir de tous

Anonyme a dit…

Je n'ai lu que les Rivières Pourpres de cet auteur et j'avais beaucoup aimé. Une amie doit me prêté celui-ci, je verrai donc s'il me plait autant.

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