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jeudi 24 décembre 2009

Pourquoi tuer le pépé ? de Charles Exbrayat


Le pépé a disparu depuis 9 jours et cela n’inquiète pas ses neveux qui ont l’habitude de le voir partir plusieurs jours. Et ils ne se permettraient pas de lui demander de rendre des comptes. Il a son caractère le pépé. Et puis, ce sont ses héritiers, les Salignon. Cette ferme qu’ils exploitent depuis des années, ils comptent bien en être propriétaire à la mort du pépé.
Seulement voilà, le pépé est retrouvé assassiné et les soupçons se portent sur les héritiers. Mais est-ce que les Salignon sont bien les héritiers ? A qui peut profiter le crime si les Salignon sont innocents ?
Le nouveau gendarme en chef est bien décidé à démêler l’affaire sans faire appel à la police de Lyon.
Comme toujours, Charles Exbrayat sait mieux que personne mettre en scène des crimes dans des atmosphères pittoresques. Son humour et ses dialogues ne sont pas sans rappeler les anthologies d’Audiard. D’ailleurs ils ont collaboré une fois ensemble sur le film « On n’aime qu’une fois » ( 1949). Je vous conseille vivement ce livre, qui se lit en une seule bouchée et qui vous donne l’envie de découvrir tous l’œuvre d’Exbrayat. Je ne me lasse pas de l’humour, des dialogues truculents, des atmosphères, des personnages hauts en couleurs de l’univers d’Exbrayat. Un petit mo ment de bonheur. A lire à la plage, dans le train…

Alexandra BERNEDE

vendredi 25 janvier 2008

Il faut sauver le club de Bonnie Bryant

Las de voir mes filles « scotchées » devant une chaîne de la TNT spécialisée dans les programmes pour la jeunesse, je tentai désespérément de les convertir, notamment la plus jeune, à la lecture quand… Miracle ! Je découvrais simultanément que leur feuilleton préféré était « Grand Galop » et que cette même série se déclinait aussi en plus de cinquante livres de poche. Je leur lançai donc un défi : commander un livre « Grand Galop » et le commenter en commun pour Bibliopoche.
L’histoire est la suivante : depuis qu’elles ont formé le club secret du « Grand Galop », Carole, Steph et Lisa sont inséparables… et, pour pouvoir assumer tous les travaux d’un centre équestre, et supporter quotidiennement tous les caprices de leur pire ennemie, la peste Véronica, un peu de solidarité n’est pas de trop. Aujourd’hui, les trois jeunes cavalières n'en croient pas leurs oreilles : Max Regnery, le propriétaire du centre équestre du Pin creux, aurait de gros soucis d'argent. Aussitôt, elles décident de tout faire pour éviter la catastrophe : rameuter toutes leurs relations pour augmenter le nombre d’inscriptions au centre, organiser un spectacle de dressage… Mais cela sera-t-il suffisant pour sauver le club ? C’est frais et sans prétention ! L’écriture est fluide et riche en dialogue ce qui compense toutefois un scénario un peu mince ! Qu’à cela ne tienne, ce roman s’adresse avant tout à un public de jeunes adolescentes qui y trouveront très certainement leur compte. Après tout, n’avons-nous pas, nous aussi, en mémoire les « Six compagnons », « Club des cinq » ou autre « Clan des sept » de notre enfance… ? Mais laissons la parole aux fans de « Grand Galop » : Roxane (12 ans): « J’aime bien Il faut sauver le club car cela donne envie d’avoir un cheval et moi j’aime bien les chevaux. Je trouve aussi que Bonnie Bryant écrit bien ses livres : des fois ils sont émouvants, des fois ils sont rigolos. Maintenant, j’en lis souvent ». Noémie (9 ans): « Dans le livre, il y a plein d’action et de blague. C’est des copines et elles ont des secrets. Elles font tout pour aider le centre du Pin Creux contre Monsieur d’Angelo. J’ai bien aimé ce livre… mais je préfère quand même regarder la télé ! ». Pierre LUCAS

mercredi 24 janvier 2007

Le colonel est retourné chez lui de Charles Exbrayat

Cela débute comme un film français de mauvais garçons des années 30 : une midinette s'éprend d'un beau garçon qu'on imagine coiffé d'une casquette, un foulard noué dans l'encolure de sa chemise. Elle espère qu'il la sortira de sa condition de femme pas très gâtée par la vie dès le départ. Un roman noir? Pas du tout, bien au contraire!
Car au bout de quelques pages, changement radical d'ambiance. Nous voici en Cornouailles, campagne anglaise figée dans ses principes et ses habitudes telle que PD James aime la décrire. On rencontre alors, mêlés à l'histoire de nos deux héros, une série de personnages plus caricaturaux les uns que les autres , parfaitement à leur place dans l'agencement de cette micro-société aux règles bien établies. Chacun y joue son rôle à la perfection: une châtelaine acariâtre et décalée, un pasteur dépassé par les frasques de ses ouailles, un inspecteur de police en mal d'autorité et quelque peu borné, et bien d'autres encore… Les caractères bien trempés de ces individus s'affrontent dans des joutes verbales et physiques pleines de truculence. Cet univers est périodiquement secoué par des épisodes musclés nourrissant les discussions des habitants venus se désaltérer à l'auberge du Renard Rouge tenue par notre héroïne. Or il y débarque un beau jour un personnage hors norme: un colosse écossais tombé là par hasard et qui va être mêlé à une histoire de règlements de comptes entre malfrats. Car nous sommes bien dans une histoire policière. Deux crimes ont été commis et la brebis galeuse fait forcément partie du troupeau Exbrayat nous baigne dans le charme inégalable de la vieille Angleterre qui vit au rythme du five o'clock. Mais ce charme n'opérerait pas complètement sans l'humour typiquement british de cet auteur qui possède si bien le sens de la formule. La lecture de ce livre permet de passer un très bon moment que conclut un dénouement inattendu. Florence TOUZET

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