vendredi 11 février 2011

Macaire le copte de François Weyergans

Au IV siècle de notre ère, après avoir été  en total désœuvrement social puisqu’il a été à la suite : esclave, fugitif, pilleur de tombe, apprenti magicien et boulanger, Macaire décide après une rencontre avec un ermite dans le désert de dédier sa vie à la chrétienté.
Alors, Macaire se dépossède de tous ses biens, s’enfonce dans le désert et va vivre chez des ermites qui ne l’acceptent pas facilement et lui font subir de dures épreuves pour le tester.
Quelques années plus tard et par la volonté de Dieu, il décide de les quitter. Suivant son chemin et après maints périples, il s’installe dans les déserts de Nitrie et de Scété où il devient fameux au point que de nombreux personnes le veulent comme maître spirituel.
J’ai trouvé ce petit livre un peu fade, mais il est fort probable que des lecteurs attirés par la religion apprécieront plus que moi.
La vie des moines ou plutôt des ermites y est fort bien décrite, pauvres et sans hygiène notamment. Privations, punitions, humiliations, solitude et humilité sont les maîtres mots de ce style de vie. Apparait également de nombreuses fois et celadurant tout le long de la vie de Macaire, le fait de ne rien posséder, d’être totalement détaché du monde des humains.
Il me semble important de tenir en compte, durant la lecture du roman que la chrétienté est alors une religion toute neuve et que pratiquer à la lettre la Bible est une compétition entre les ermites.
L’histoire se déroule dans sa quasi-totalité dans le désert. Par conséquent l’auteur décrit les oasis, des paysages lunaires ainsi que des hypogées.
J’ai senti le désert comme vivant car c’est dans ce lieu que Macaire découvre l’essentiel c'est à dire que Dieu est en chacun de nous et surtout c’est laà où il se découvre lui-même.

Edouard RODRIGUEZ

1 commentaire:

Brice IPANDI a dit…

Ce roman remet au goût du jour une expérience marginale u catholicisme mieux encore, il prend cette expérience dans son origine; il s'agit du monachisme primitif. S'il est vrai que les spécialistes de religions seront probablement les plus intéressés par ce récit léger et palpitant, il se trouve que tout lecteur peut trouver en Macaire une partie de lui-même. Il découvrira par exemple l'erreur que chacun a au moins commise une fois dans sa vie: chercher Dieu hors de soi-même.
De plus, ce personnage nous apprend l'engagement, le don total de soi pour la réalisation d'un idéal. Ce roman est à lire et surtout ne jamais sortir e cette lecture sans intégrer l'humilité et parfois le silence comme règles de vie.

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