jeudi 6 mars 2008

Professeur de désir de Philip Roth

Après une enfance paisible dans l’hôtel Hungarian Royale de ses parents, David Kespesh part dans une université de l’Etat de New-York, y fait la connaissance de « Silky » Walsh, et en tombe amoureux. Hélas, cet amour n’en restera qu’à l’étape des baisers et des caresses ce qui fera naître en lui une frustration.
Ensuite David va étudier un an à Londres où il rencontre deux suédoises, Birgitta et Elisabeth. Entre le merveilleux amour d’Elisabeth, et l’incroyable audace de Birgitta il va accomplir ses désirs sexuels les plus fous. Quelques années plus tard, aux Etats-Unis, lors de sa dernière année d’étude de littérature comparée il croise la belle Helen Baird qui vient de passer deux ans en Asie avec son amant. David envoûté par la beauté physique et les mystères asiatiques d’Helen décide de l’épouser mais voilà qu’au bout d’un an les relations se détériorent et l’attirance sexuelle va jusqu’à disparaître. Du coup, cette union finit par un divorce. Après la mort de sa mère et la vente du Hungarian Royale, David rencontre Claire. Mais le fantôme des « suédoises » revient hanter sa mémoire et Helen réapparaît. Tout cela ne va-t-il pas chambouler l’amour qu’il éprouve envers Claire ? Et Claire n’a-t-elle rien à cacher ? Ce livre de Roth a fait scandale lors de sa sortie dans une Amérique puritaine car le désir sexuel en est le vecteur essentiel. Il nous montre que l’homme et la femme se doivent d’assouvir pleinement leurs fantasmes. Chemin faisant, le désir est toujours présent mais d’une façon différente. Pour ma part je trouve que ce roman n’est pas le meilleur de Roth mais qu’il s’en dégage une leçon d’amour et une leçon de vie. D’amour car sans la réalisation de ses envies l’humain est « bancal » et même en les satisfaisant l’auteur nous montre qu’il reste en nous une part animale jamais rassasiée et qu’il est nécessaire de la dominer sous peine de ne jamais trouver l’équilibre entre l’amour physique et l’amour sentimental. De vie car celle de David est aussi faite d’amitié, de fâcheries, de mort, de moment de détresse, de tendresse. J’ai beaucoup aimé ces instants où David accueille ses parents chez lui à New York et que son père lui apprend que sa mère, atteinte d’un cancer, va s’éteindre. J’ai apprécié également les différents personnages de ce roman. Les parents de David, ainsi que ses jolies amies suédoises. Herbie Bratasky l’animateur du Hungarian Royale, Mr Barbatnik. Pour en finir, ce livre est l’occasion de faire un voyage en Tchécoslovaquie sur les traces de Kafka et d’en apprendre un peu plus sur ce dernier. Edouard RODRIGUEZ

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